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Dans le cadre de l’opérationnalisation du FODIAS, les projets sont regroupés en secteurs et durée d’exécution. Aussi, il sera distingué les projets à court terme dont l’implémentation est soit immédiate, soit de courte durée (0-12 mois), des projets nécessitant une durée moyenne de 12-36 mois et au delà. Pour les projets à court terme qui présentent peu de complexité et une pertinence certaine, des efforts seront entrepris pour que le début de leur exécution se produise avant le FODIAS ou juste après cet évènement. Il n’est toutefois pas question de limiter le FODIAS aux projets à court terme. D’où l’inclination  pour des projets à moyen et long terme à fort impact, en sus des microprojets d’exécution immédiate qui seraient portés par la diaspora.

1-   SANTE

Il serait question d’encourager les initiatives de la diaspora en faveur des politiques publiques et activités médico-légales. Pour ce faire, une attention particulière sera accordée : aux missions médicales, aux techniques et technologies de pointe, à la formation, au développement et construction des infrastructures et plateformes de travail (télémédecine, équipements médicaux…).

2-  SECTEUR SECURITE SOCIALE

L’objectif est de favoriser la couverture sociale des travailleurs camerounais à l’étranger conformément aux normes internationales et nationales. En effet, face à l’expansion des réseaux de trafic humains, les travailleurs émigrés des pays du Sud sont vulnérables. Les nombreuses plaintes enregistrées des camerounais émigrés à l’encontre de leurs employeurs préoccupent la Très Haute Hiérarchie, qui a instruit que le Gouvernement renforce son tissu conventionnel en matière d’emploi et de sécurité sociale avec les pays concernés. Il convient de préciser qu’un travailleur émigré qui jouit d’un filet social adéquat contribue davantage au développement de sa famille et de sa patrie. Des actions sont donc envisagées vers les grands foyers d’accueil à l’échelle régionale (Nigéria, Gabon, Guinée Equatoriale…) et internationale (pays du golfe). Il importe de souligner qu’à l’issue des concertations interministérielles (MINREX-MINEFOP-MINTSS-CNPS) des actions ont été initiées dans ce sens.

3-  SECTEUR EDUCATION ET FORMATION

Suivant la vision partagée par les administrations et structures concernées, il importe d’adresser les besoins nationaux aussi bien dans les métiers ordinaires que dans ceux où le Cameroun souffre cruellement d’un déficit de main d’œuvre qualifiée (bio-énergie, chaudronnerie...). C’est ainsi que le MINEFOP a  exprimé sa disponibilité à associer la diaspora dans les programmes de formations prévues dans les Centres Multifonctionnels de Formation d’Excellence nouvellement construits, ainsi que l’entretien de matériel et leur renouvellement. Il en va de même d’autres structures de formation (Supérieure, secondaire, professionnelle…) en faveur desquelles l’appui de la diaspora pourrait être indiqué. Enfin, il faut saluer les propositions et projets concrets déjà enregistrés dans ce secteur de la part de plusieurs membres de la diaspora. Il convient par ailleurs de dire que certaines structures locales bénéficient déjà des projets initiés dans ce sens par la diaspora.

4-  SECTEUR  TIC ET ECONOMIE VERTE

Les domaines concernés sont la matrice de l’économie moderne et concentreront (suivant le magazine Times) près de 45-60% des métiers du futur. Le développement du commerce électronique et les télécommunications sont des vecteurs majeurs des TIC et de l’économie verte. Lors du dernier salon mondial du logement en Allemagne, le concept de la maison intelligente fut au centre des discussions. Avec un tissu industriel embryonnaire, le Cameroun éprouve des difficultés à saisir les nombreuses opportunités qu’offre l’économie nouvelle. Le développement d’un savoir endogène grâce à l’appropriation des ressorts technologiques et techniques modernes peut être facilité par les camerounais de la diaspora dont certains évoluent dans des environnements socio-professionnels avantageux. Il en va ainsi de la dynamisation des centres d’incubation des entreprises, du développement des logiciels ; de l’hydraulique et de l’électrification rurale ; de l’éducation à la gestion durable des ordures ménagères, des déchets plastiques et hospitaliers ; de l’assainissement et de la gestion des zones humides et cours d’eau ; du développement de l’éco-tourisme et la création des villages éco responsables ; l’assainissement de l’eau par les plantes, les piscines écologiques…

5-  SECTEUR ECONOMIE, FINANCES, DEVELOPPEMENT IMMOBILIER,

Il s’agit sous cette rubrique d’adresser la question des produits financiers mis à la disposition de la diaspora camerounaise pour capter leurs épargnes et financer l’économie nationale. En s’inspirant de l’expérience de nombreux pays (Mexique, Maroc, Philippines, Sénégal, Inde…), le Cameroun entend développer des produits financiers ingénieux (comptes jumeaux ; transfert électronique d’argent ; paiements électroniques innovants…) à l’effet de permettre à la diaspora de conduire des activités économiques au Cameroun et aux investisseurs locaux d’intéresser la clientèle diasporique. C’est le cas des investissements immobiliers qui peuvent mobiliser d’importants fonds de la diaspora. Il en fut ainsi au Maroc, où la diaspora a largement contribué au développement immobilier et le boom qui en résulta. Avec un déficit de logements évalué à plus d’un million, notre pays pourrait judicieusement tirer avantage des opportunités que lui offre sa diaspora. Il est à relever que quelques projets immobiliers développés par la diaspora sur fonds propres et avec l’appui des partenaires privés extérieurs, sont en cours de réalisation dans certaines localités (Limbé…).

L’un des grands enjeux serait d’obtenir la baisse significative des commissions sur les taux d’envoi des fonds.

6-  SECTEUR ARTS, CULTURE ET TOURISME

L’un des plus grands gains que la diaspora rapporte à son pays est culturel. Comme le souligne adéquatement Arjun Appadurai, grâce à sa présence, la communauté immigrée module le paysage socio-culturel du pays d’accueil et charrie avec elle son héritage culturel, qui s’incruste progressivement dans les habitus au bénéfice des échanges transculturels.

Bien que l’exception culturelle ait fait sortir la culturelle des biens marchands visités par l’OMC, il n’en demeure pas moins que le commerce de l’art et de la culture émarge parmi les élevés. Le tourisme constitue aussi un atout de ce partenariat avec la diaspora au moyen des mécanismes adéquats et flexibles comme : les packages, les vols charter.

7-  SECTEUR COMMUNICATION ET RELATIONS PUBLIQUES

Il s’agirait pour le FODIAS d’examiner, de concert avec la diaspora, les moyens intelligents et peu dispendieux de promotion de l’image de la nation camerounaise et du Cameroun à l’étranger. Ce d’autant plus que l’image du pays d’origine peut soit déteindre, soit faciliter l’intégration des émigrés. Il est donc mutuellement bénéfique pour les deux parties d’agir ensemble, pour rehausser et consolider l’image positive du Cameroun.

Il faudrait évidemment recourir aux techniques (e.radio ; social, media…) efficaces en la matière et partager les informations utiles pour l’atteinte des objectifs visés.

 

SPECIALE BOURSE DE L’EMPLOI

« COMPETENCES DE LA DIASPORA CAMEROUNAISE »

 
 

 

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